Chaque année, plus de cent milliards de vêtements sont produits dans le monde pendant que l’équivalent d’une benne à ordures remplie de ces derniers est jeté chaque seconde.

" Fast Fashion ". Ces deux petits mots ne vous disent peut-être rien, et pourtant, nous avons tous pris part, un jour ou lautre, à ce concept particulièrement néfaste pour notre planète. 

 Dans une société où lapparence est reine - et encore plus depuis l'explosion des réseaux sociaux - le sens de la mode et les habitudes des consommateurs ont tout simplement changés, entraînant par conséquent une modification de la demande. C'est donc pour faire face à cette évolution que le concept de la " fast fashion " ou " mode éphémère " est né. 

 Mais si lindustrie de la mode se voit si fortement controversée, c'est aussi et surtout parce qu'elle se trouve en deuxième position d'un classement très peu glorieux : celui des industries les plus polluantes du monde, juste derrière celle du pétrole. 

 En effet, lutilisation de matières toxiques dans le processus de fabrication textile n'est plus à démontrer ; de même que les distances complètement démesurées parcourues par un vêtement avant d'arriver dans notre dressing.

 En plus de nuire à l'environnement, les industriels privilégient des matériaux peu résistants leur permettant de réduire les coûts lors de la production. Leur objectif ? Obtenir des vêtements de mauvaise qualité, qui ne tiendront pas dans le temps. 

 Lengrenage de la surconsommation se met ainsi en place, poussant lindustrie de la mode et ses consommateurs à un tournant décisif.

 Tout d'abord, il faut diminuer les quantités produites de façon à ce que la tendance de la fast fashion en soit réduite à celle de la slow fashion.

Ensuite, les méthodes de fabrication doivent impérativement être revues et corrigées afin de limiter au maximum leurs incidences sur l'environnement et la santé. Cela passe par un contrôle de l'utilisation des produits chimiques ; favoriser les matières écologiques ou encore le respect des droits sociaux fondamentaux découlant d'une production locale.

 Et si cette transition vers une mode durable ne vient pas des industriels eux-mêmes, les jeunes générations se montrent quant à elles de plus en plus engagées. Ce n'est donc pas un hasard si ce concept de " sustainable fashion " prend une telle envergure avec, notamment, la multiplication et la professionnalisation de sites Internet de vêtements et daccessoires doccasion.

 Oubliés les préjugés portant sur le marché de la seconde main…. Ils appartiennent désormais au passé ! Bien loin de toucher exclusivement les étudiants ou une certaine classe sociale, ce dernier gagne aujourd’hui une clientèle de plus en plus éclectique ; à tel point qu'il est devenu chic de dévoiler où l'on a déniché notre dernière pépite.